Le meilleur des mondes des soins de santé virtuels.

La Conférence annuelle de TELUS Santé

La pandémie de COVID-19 a contraint le système public de santé à adopter les soins virtuels et, ce faisant, a révolutionné de façon irréversible la prestation des soins de santé au Canada.

« Les soins virtuels sont là pour de bon », a affirmé la Dre Alexandra Greenhill, PDG et chef de la direction médicale de Careteam Technologies lors d’un webinaire de TELUS Santé présenté en direct le 27 mai, auquel elle participait à titre de conférencière. Un enregistrement du webinaire est disponible ci-après.

Si la pandémie a servi de catalyseur de l’adoption rapide des soins virtuels, le maintien des règles de distanciation physique (au moins jusqu’à l’arrivée d’un vaccin), l’acceptation par les utilisateurs (qu’il s’agisse des patients ou des fournisseurs de soins de santé) et la constatation des gains d’efficience qu’ils permettent viendront pérenniser leur utilisation dans l’ensemble du réseau de la santé. « Les rencontres en personne constitueront une possibilité, mais ne seront pas la première ou la principale option », a déclaré la Dre Greenhill.

« La COVID-19 a également accéléré l’adhésion aux soins virtuels des commanditaires des régimes, a affirmé le conférencier Dan Pawliw, cofondateur et directeur général d’Akira de TELUS Santé, un fournisseur de services de soins virtuels. Bon nombre d’entre eux y pensaient et les circonstances des derniers mois leur ont donné une raison légitime de les adopter. »

Phénomène tout aussi important, l’« effet révélateur » sur les patients et les assurés s’amplifie. « Dès qu’ils en ont fait l’expérience, ils en redemandent, a commenté Dan Pawliw. Tant chez les commanditaires des régimes que chez les patients, l’augmentation du niveau de confort s’accélère ».

En quoi consistent les soins virtuels?

D’entrée de jeu, les conférenciers ont insisté sur le fait que les soins virtuels vont bien au-delà de la simple vidéoconférence. « Les gens associent souvent les soins virtuels ou la télémédecine à la technologie, alors qu’il s’agit avant tout de la capacité de dispenser des soins en tout lieu et à tout moment. C’est un état d’esprit », a précisé le Dr Sacha Bhatia, chef de la direction de l’innovation médicale au Women’s College Hospital.

Les appels téléphoniques, les messages texte, les courriels, la vidéoconférence et la surveillance à distance par le truchement d’appareils intelligents « prêts-à-porter » sont autant d’exemples de moyens de prodiguer des soins virtuels. De fait, la vidéoconférence n’est pas l’application la plus utilisée. « Environ 50 % des interactions de soins virtuels s’effectuent sous la forme de messages texte », a expliqué Dan Pawliw.

« Les gains en efficience sont principalement obtenus par les échanges de messages texte et asynchrones. La vidéo ne permet pas de réaliser de tels gains », a souligné le Dr Bhatia.

Les soins virtuels opèrent un triage efficace des patients en fonction de leur situation particulière, de sorte que les consultations en personne n’ont lieu que dans le cas où les services virtuels ne peuvent répondre aux besoins du patient. Selon les prévisions des conférenciers, dans deux à trois ans, au moins la moitié des services de soins de santé seront dispensés de façon virtuelle.

Quelle est la place des assureurs privés?

Les interrelations traditionnelles entre les régimes d’assurance maladie publics et privés persisteront dans un monde plus virtuel, a affirmé Dan Pawliw. Les employeurs offrant un régime de prestations de soins de santé continueront à « compléter l’offre du régime public car leurs objectifs, qu’il s’agisse du bien-être des employés, du retour sur investissement, de la lutte contre l’absentéisme ou de la façon dont ils souhaitent être perçus par les employés, diffèrent de ceux des autorités de santé publique ».

De même, les commanditaires des régimes pourront tirer davantage parti des soins virtuels en raison de la latitude accrue offerte par une plateforme donnant accès à une équipe regroupant toutes les professions de la santé, notamment médecins généralistes et spécialistes, infirmières, diététistes et conseillers en santé mentale.

Les conférenciers ont également abordé les questions des modèles de remboursement, des pratiques cliniques exemplaires et de la continuité des soins à travers l’ensemble des plateformes (publiques et privées) promise par les soins virtuels. Vous trouverez l’enregistrement complet du webinaire ci-dessous. Disponible en anglais seulement.

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