Quatre raisons d’établir les soins virtuels au Canada dès maintenant.

Réduction des délais d’attente pour les patients partout au pays, meilleure continuité de soins de santé dans les régions éloignées, accès aux technologies de pointe et couverture des grands assureurs : voilà quelques raisons seulement qui justifient la mise en place des soins virtuels au Canada.

L’idée de fournir des soins de santé virtuels – où patients et fournisseurs interagissent à distance au moyen de systèmes de communication et d’information pour faciliter et améliorer la prestation de soins – existe depuis des décennies[1]. Récemment, des pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni ont commencé à établir un système de soins de santé virtuels, mais le Canada accuse un retard dans ce domaine. À preuve, les responsables de l’association américaine de télémédecine estiment que les États-Unis abritent actuellement 200 réseaux de télémédecine et 3 500 points de service – soit un système beaucoup plus vaste qu’au Canada.

Au cours des dernières années, des dizaines de fournisseurs de solutions technologiques ont toutefois fait leur apparition au Canada. Ils proposent une gamme étendue d’applications et de logiciels qui facilitent la prestation de soins de santé virtuels. Pour ce qui est d’élargir le système à l’ensemble du pays, plusieurs experts affirment que le moment est idéal pour agir, tant pour les patients que pour les fournisseurs de soins. Voici quatre raisons pourquoi le moment est bien choisi :

Il est possible de réduire la pression sur le système de santé canadien

Le système de santé canadien subit d’énormes pressions et tout porte à croire qu’elles s’accentueront au cours de la prochaine décennie. Au Canada, le délai d’attente pour rencontrer un médecin figure parmi les plus élevés des pays développés. En effet, une personne sur cinq doit patienter au moins sept jours avant d’obtenir un rendez-vous. De plus, la moitié[2] des Canadiens indiquent avoir attendu au moins un mois avant de pouvoir consulter un spécialiste. Les soins de santé virtuels permettent de réduire l’attente et favoriser une meilleure continuité de soins.

Par ailleurs, les Canadiens mènent une vie de plus en plus active, ce qui mousse la popularité des soins de santé virtuels. De nombreuses personnes (notamment les parents d’enfants en bas âge) préféreraient recourir à des soins virtuels plutôt que de prendre le temps d’aller voir un médecin en personne. Pour les 16 pour cent[3] des Canadiens n’ayant pas accès à un médecin de famille, l’accès aux soins de santé virtuels faciliterait l’obtention d’une assistance médicale.

Il faut améliorer l’accès aux soins de santé dans les régions éloignées

Les soins de santé virtuels assurent l’uniformité et réduisent les inégalités sur le plan géographique. Le Canada est le deuxième plus grand pays du monde, et près du cinquième de sa population vit dans des régions éloignées où l’accès aux soins de santé est limité. De plus, l’affectation de médecins dans les zones rurales du pays représente un défi quotidien pour les systèmes de soins de santé provinciaux. Des soins de santé virtuels pourraient s’avérer la solution à ces problèmes; tous les gens connectés à Internet pourraient bénéficier de soins de santé de haute qualité.

Cette solution serait particulièrement avantageuse pour les personnes atteintes d’un problème de santé à long terme, comme une maladie mentale, un trouble neurologique, une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) ou une maladie cardiaque. Les patients en région qui doivent bénéficier de soins continus pourraient recevoir les conseils d’un médecin sur une base régulière et éviter ainsi de nombreuses visites à l’hôpital.

La technologie nécessaire existe

Les soins de santé virtuels permettent aux patients et aux médecins d’entrer en contact au moyen d’appareils électroniques et d’une connexion Internet haute vitesse – deux technologies qui prennent rapidement de l’ampleur d’un océan à l’autre. Une enquête menée en 2017 par Statistique Canada[4] a révélé que plus de 75 pour cent des Canadiens possèdent un téléphone intelligent, et que 91 pour cent des Canadiens âgés de 15 ans et plus utilisent Internet au moins quelques fois par mois. Fait intéressant, l’utilisation d’Internet a augmenté considérablement chez les personnes âgées, une tranche de la population qui nécessite beaucoup de soins de santé. Entre 2013 et 2016, le taux d’utilisation est passé de 65 pour cent à 81 pour cent chez les personnes âgées de 65 à 74 ans, et de 35 pour cent à 50 pour cent chez celles de 75 ans et plus. L’accès de plus en plus généralisé aux technologies ouvre la voie aux soins de santé virtuels, qui dépendent de ces plateformes pour gagner du terrain.

Les grandes compagnies d’assurance emboîtent le pas

Bien que la plupart des provinces canadiennes n’offrent pas de couverture pour des soins de santé virtuels, les grandes compagnies d’assurance, quant à elles, reconnaissent l’importance d’inclure une telle couverture dans leurs produits d’assurance-maladie. En novembre 2017, la Great-West, compagnie d’assurance-vie, a lancé un projet pilote à l’intention des employeurs du Québec et de l’Ontario. En mars 2018, la Financière Sun Life du Canada est devenue le premier assureur canadien à proposer à ses clients de partout au pays un accès à des soins de santé virtuels dans le cadre de son programme d’assurance-maladie. Les quelques programmes régionaux de soins de santé virtuels donnent déjà des résultats. Il sera intéressant de découvrir ce que l’avenir nous réserve à cet égard.

Cliquez ici pour voir comment un employeur a intégré les soins virtuels à son programme d’assurance collective.

[1] Smithsonian Magazine
[2] Enquête de 2016 du Fonds du Commonwealth
[3] Statistique Canada
[4] https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/171114/dq171114a-fra.htm?HPA=1

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