Observance des traitements médicamenteux et productivité :  résultats d’études

Environ la moitié des adultes canadiens ont au moins une maladie chronique, et les médicaments font souvent partie de leur traitement. Or les niveaux d’observance du traitement médicamenteux sont parfois bas, se situant à moins de 50 % chez les personnes atteintes d’une maladie chronique comme la dépression. L’observance du traitement médicamenteux est essentielle à l’obtention de résultats relatifs à l’état de santé positifs. Quelle est son incidence sur la productivité en milieu de travail? Selon une analyse de 40 études, elle est significative.

Une revue de la littérature financée par des sociétés pharmaceutiques renommées et commandée par un groupe de travail composé de Médicaments novateurs Canada (représentant les sociétés pharmaceutiques), d’assureurs et de conseillers en régimes d’avantages sociaux collectifs canadiens a révélé que globalement, l’inobservance du traitement médicamenteux entraîne de 2 à 10 jours d’absence par employé par année ainsi que des pertes salariales de 1 000 à 5 000 $ par employé par année.

Une analyse plus approfondie a mis en évidence l’incidence de l’observance du traitement médicamenteux sur la productivité des employés atteints d’hypertension, de dépression et de diabète, trois maladies qui se classent habituellement au sommet des dépenses en assurance médicaments des promoteurs. On y apprend que même des niveaux d’observance moyens, qui sont considérés comme sous-optimaux, procurent tout au moins certains résultats positifs comparativement à l’inobservance et que, comme on pouvait le prévoir, des niveaux d’observance optimaux améliorent de façon significative la productivité et génèrent des économies importantes pour les employeurs.

Cette analyse était fondée sur les niveaux d’observance moyens établis dans le cadre d’études cliniques : 63 % pour les médicaments antihypertenseurs, 61 % pour les médicaments antidiabétiques et seulement 43 % pour les médicaments antidépresseurs. Autrement dit, une personne atteinte de dépression prend son médicament tel qu’il a été prescrit 43 % du temps. Même à ces niveaux sous-optimaux, la prise de médicaments a généré les économies moyennes suivantes pour les employeurs :

  • 16,1 jours et 3 306 $ pour les employés atteints de diabète;
  • 9,1 jours et 1 870 $ pour les employés atteints de dépression;
  • 3,5 jours et 714 $ pour les employés atteints d’hypertension.

Si les niveaux d’observance augmentaient à 80 %, soit le taux recommandé pour obtenir des résultats optimaux, les employeurs pourraient faire des économies nettes de 2 200 $ par employé (en tenant compte du coût additionnel lié à la prise plus régulière de médicaments). Le rendement du capital investi serait particulièrement intéressant dans le cas des employés prenant des médicaments antidiabétiques ou antidépresseurs. Par exemple, une dépense additionnelle de 264 $ par année en médicaments pour traiter la dépression (permettant d’atteindre un taux d’observance de 80 %) générerait des économies additionnelles de 2 216 $ pour l’employeur.

Cliquez ici pour lire la version intégrale du rapport (en anglais seulement).

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