Numériser le processus d’autorisation préalable.

L’autorisation préalable électronique pourrait réduire le temps nécessaire à la décision concernant l’approbation d’un médicament, permettant aux adhérents au régime de commencer à prendre leurs médicaments plus tôt, ce qui peut améliorer leur adhésion au traitement et sa poursuite, et entraîner de meilleurs résultats pour la santé, affirme Jason Kennedy, directeur des services de consultation pour le secteur de la santé chez TELUS Santé, à la conférence Face to Face Drug Plan Management de Benefits Canada le 9 décembre dernier. Il a présenté aux côtés de Tara Liu, directrice de la stratégie des médicaments chez Canada Life.

Aujourd’hui, après un bilan positif de plus de dix ans aux États-Unis et dans d’autres pays, l’autorisation préalable électronique est arrivée au Canada, lancée le mois dernier par TELUS Santé. Mais les choses ne s’arrêtent pas là. M. Kennedy a souligné que la réalisation du potentiel de l’autorisation préalable électronique nécessite une gestion du changement, un soutien à l’adoption, un engagement à apprendre des autres marchés et des solutions en matière de processus techniques et commerciaux. Il a donc demandé : « Comment faire pour que les gains soient supérieurs à l’effort ? »

Selon lui, une stratégie d’autorisation préalable électronique réussie repose sur plusieurs éléments qui doivent être mis en place. Il faut arriver à gêner au minimum le travail des médecins, qui sont clairement des intervenants clés. Il faut aussi examiner le domaine complexe du consentement des adhérents au régime et des médecins. Les flux de travail doivent être aussi fluides que possible.

Il est également essentiel de fixer des critères permettant une prise de décision automatisée et d’accepter que tous les critères ne puissent être gérés numériquement. « Il s’agit peut-être de trouver un équilibre afin d’assurer que nous automatisons ce que nous pouvons pour rationaliser le processus touchant les molécules les plus courantes, mais aussi de miser sur les leçons tirées pour évaluer les avantages de l’automatisation et la valeur des tests à structure libre dans la prise de décision », a-t-il déclaré. Un avantage significatif de l’autorisation préalable électronique est qu’elle peut prendre en charge les demandes de règlement plus faciles à adjudiquer, libérant ainsi du temps à consacrer hors ligne à des décisions plus complexes.

M. Kennedy a décrit le processus actuel d’autorisation préalable sur papier pour les payeurs et les examinateurs comme un « processus de fauteuil pivotant », par lequel les renseignements sont fournis et examinés sur un formulaire, une décision est prise, puis cette décision est communiquée à l’adhérent au régime. Même une représentation simplifiée du processus montre des transferts multiples entre le médecin, l’adhérent au régime, le pharmacien et l’assureur.

Tout ce va-et-vient peut entraîner un dédoublement important des efforts. Toutefois, M. Kennedy a souligné qu’il était possible d’éliminer virtuellement une partie de ce problème en utilisant des fonctions numériques simples telles que les champs obligatoires (pour que les données vitales ne puissent être omises) et les sorties standardisées (pour que tous les renseignements soient lisibles). Après tout, a-t-il dit, « Nous avons des données anecdotiques qui montrent que de 5 à 10 % du travail en double est causé par des renseignements manquants ou illisibles ».

Aujourd’hui, M. Kennedy a déclaré : « L’environnement a changé autour de nous ». Les molécules spécialisées en voie de commercialisation, qui constituent la majorité des médicaments nécessitant une autorisation préalable, continuent d’augmenter. La complexité des traitements et des coûts a créé un marché pour les programmes de soutien aux patients, qui offrent une aide avec le parcours du patient et le processus de remboursement. Les spécialistes interviennent de plus en plus dans les soins aux patients, certains exerçant dans des hôpitaux, des cliniques et d’autres milieux, et le nombre de médecins au Canada s’élève à environ 90 000.

L’intégration de l’autorisation préalable électronique dans un système déjà complexe exigera beaucoup de travail, mais les avantages peuvent être considérables. Les données numériques ont le potentiel de libérer des analyses et des connaissances plus approfondies, d’améliorer la prise de décision et d’orienter les futures options de conception des plans. De plus, si l’autorisation préalable n’est pas une priorité pour les preneurs de régime, elle constitue une solution importante d’atténuation des risques qui peut à la fois garantir que les médicaments sont utilisés correctement et améliorer l’expérience des adhérents au régime. La numérisation du processus par le biais de l’autorisation préalable électronique peut améliorer l’autorisation préalable, en rationalisant le processus pour en maximiser ses avantages.

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