Les 5 principales tendances de 2019 en matière de régimes d’assurance en santé.

Quoi de neuf en 2019 en matière de régimes d’assurance en santé? TELUS Santé s’est entretenue avec des leaders d’opinion de l’industrie, notamment avec son propre directeur principal, Intelligence affaires, Shawn O’Brien, pour en savoir plus sur ce à quoi nous pouvons nous attendre au cours de l’année.

1. La télémédecine

 De nombreux assureurs ont établi des partenariats avec des fournisseurs de télémédecine et en font activement la promotion en tant que garantie facultative, ou invitent les preneurs de régimes à en faire la promotion à titre de dépense admissible dans le cadre de comptes de gestion santé (CGS).

Les adhérents au régime peuvent utiliser leur ordinateur, leur téléphone ou une application de téléphone intelligent pour accéder 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 à des infirmières praticiennes ou à des médecins qui peuvent immédiatement établir un diagnostic et une ordonnance pour des problèmes de santé courants. Il est probable que les employeurs qui tirent la plupart de leurs revenus de la facturation horaire, par exemple, trouveront le service particulièrement intéressant. « Ce service ajoute certainement de la valeur aux régimes privés, car il procure un accès très rapide et efficace aux soins, ce qui permet aux employés d’être plus productifs et de ne pas avoir à s’absenter du travail pour se rendre à une clinique sans rendez-vous », résume Shawn O’Brien, directeur principal, Intelligence affaires, TELUS Santé.

« Ce ne sera pas une majorité de régimes qui couvriront la télémédecine dans l’immédiat, mais les assureurs sont certainement plus nombreux à examiner ce service et nous pourrons voir un mouvement vers son adoption en 2019 », assure Tim Clarke, président, tc Health Consulting Inc.

2. Les soins virtuels

Les soins virtuels feront franchir une nouvelle étape à la télémédecine, en offrant une autre façon d’accéder à des soins continus (par exemple, pour les adhérents au régime ayant déjà reçu un diagnostic de maladie chronique). Les adhérents peuvent consulter des spécialistes et d’autres professionnels de la santé par téléphone, par ordinateur ou au moyen d’une application de téléphone intelligent.

Les soins virtuels en santé mentale, et plus particulièrement la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), sont à l’avant-garde. En effet, l’objectif à long terme est de promouvoir l’utilisation de la TCC virtuelle à titre d’intervention précoce, pendant que les employés sont encore au travail, afin d’éviter les demandes de prestations d’invalidité.

« De nombreux projets pilotes portant sur la TCC virtuelle sont en cours. Il est important de souligner que cela ne signifie pas nécessairement des coûts supplémentaires pour le preneur de régime ou de nouveaux déboursés pour l’adhérent. Il s’agit de détourner certains des montants traditionnels consacrés aux prestations pour offrir des services d’une manière différente et plus rentable », explique Marilee Mark, stratège en régimes d’assurance collective, Marilee Mark Consulting.

« Les Canadiens sont prêts à embrasser l’avenir numérique des services de santé », reconnaît Christine Potvin, vice-présidente, gestion invalidité et règlements vie, Garanties collectives, Financière Sun Life. « Nous constatons un intérêt croissant de la part des employeurs qui veulent ajouter les soins virtuels à leur régime, invoquant les demandes de leurs employés ainsi que le potentiel d’amélioration de la santé et de la productivité des employés, avec la possibilité de réduire les absences pour des consultations médicales. »

3. Les applications de soins de santé

Dans la même veine que les soins virtuels, il est probable que des applications de soins de santé deviendront admissibles à titre de frais médicaux d’ici la fin de l’année ou le début de 2020, prédit M. Clarke. « En réalité, c’est plus une question de quelques mois que de quelques années avant que cela se concrétise. »

Au cours des dernières années, différents types d’innovateurs dans le secteur des soins de santé, dont des fournisseurs en démarrage et des innovateurs dans le secteur des soins de santé traditionnels, ont mis en marché un certain nombre d’applications de soins de santé novatrices, et les assureurs examineront bientôt minutieusement ces options afin de déterminer celles qui sont médicalement valables et financièrement viables en tant qu’avantages sociaux à offrir.

« Ces applications viendront compléter les avantages actuels et pourront contribuer à réduire les coûts. Prenons l’exemple d’un employé qui consulte un psychologue toutes les 6 semaines, à un coût de 150 $ par visite pour le régime. Entre les consultations, il utilise une application qui coûte 10 $ par mois et qui lui permet de gérer son anxiété au quotidien. À l’heure actuelle, la visite à 150 $ est une dépense admissible, mais l’application à 10 $ ne l’est pas. Si l’application à 10 $ pouvait épargner le coût d’une ou de plusieurs visites chez le psychologue chaque année, elle permettrait de réaliser des économies et se paierait d’elle-même. »

Comme avec de nombreux nouveaux avantages sociaux, la couverture des applications de soins de santé sera probablement promue, dans un premier temps, en tant que dépense admissible dans le cadre de CGS. « Mais je suis convaincu qu’ils seront couverts par certains régimes de soins médicaux d’ici deux ans », dit M. Clarke.

4. Des messages de santé ciblés

Cette année pourrait bien être une année charnière pour les mesures de soutien au bien-être sur les lieux de travail, étant donné les capacités croissantes des assureurs en analytique et en intelligence artificielle leur permettant d’envoyer aux adhérents au régime des messages ciblés d’information axée sur l’action en matière de santé.

« Nous pouvons identifier les adhérents qui sont à risque de maladies chroniques ou d’invalidité. Nous pouvons les approcher, avec leur consentement, et leur transmettre des renseignements et des suggestions utiles sur les soins », dit Matthew Gaudry, directeur, Soutien et gestion des produits, Great-West. « Ici, il n’y a pas de grands obstacles à la prestation de services, c’est simplement une question de temps et de ressources. »

Des messages de santé personnalisés et réguliers pourraient être le chaînon manquant pour aider à prévenir et à prendre en charge les maladies chroniques. Bien que, par le passé, des projets pilotes aient démontré de façon constante la valeur d’un encadrement de la part de professionnels de soins de la santé affiliés (comme les pharmaciens et les diététistes) pour les adhérents qui ont des facteurs de risque pour la santé ou qui sont atteints de maladies chroniques, l’inscription des adhérents représentait un défi et les coûts permanents, une préoccupation. L’intégration de messages ciblés de la part des assureurs, jumelés à des « rappels amicaux » automatisés pouvant être transmis par voie numérique, peut favoriser à la fois l’engagement et le rapport coût-efficacité.

5. Le cannabis médical

Le sujet de discussion le plus populaire au moment du renouvellement cette année sera vraisemblablement la couverture du cannabis médical. Maintenant que la plupart des assureurs ont mis en place des offres d’assurance facultative, les preneurs de régimes seront en mesure d’aborder un sujet qui continue de capter régulièrement l’attention des médias, lesquels à leur tour alimentent l’intérêt des consommateurs.

« Bien sûr, le nombre de requêtes a augmenté de façon importante maintenant que des options d’assurance sont offertes », confirme M. Gaudry, directeur, Soutien et gestion des produits, Great-West, laquelle a fait connaître son offre de couverture pour le cannabis médical le 1er janvier dernier. M. Gaudry confirme également que c’est la demande des employés qui a contribué à mettre ce point à l’ordre du jour. « Nous voyons maintenant d’importants clients qui signalent que leur personnel leur a demandé de trouver un moyen de couvrir ce produit. »

« Cette année pourrait certainement être le début d’une grande tendance en matière de couverture », reconnaît Suzanne Lepage, stratège en matière de régimes privés d’assurance en santé, Suzanne Lepage Consulting, Inc., ajoutant que la couverture pourrait éventuellement « constituer le point de bascule d’une accélération de l’adoption par les consommateurs ». En ce moment, Santé Canada rapporte que plus de 300 000 Canadiens prennent du cannabis médical, qu’ils paient vraisemblablement de leur poche (ou peut-être en utilisant des fonds de leur compte de gestion santé).

AUTRES ÉLÉMENTS DIGNES DE MENTION

La limitation des coûts : examens portant sur les médicaments plus coûteux

Même s’il ne s’agit pas d’une nouvelle tendance en 2019, il est probable que les processus d’examen des assureurs concernant les nouveaux médicaments plus coûteux capteront davantage l’attention des preneurs de régimes cette année, en raison du nombre croissant de médicaments plus coûteux qui sont commercialisés.

« La chose la plus importante à laquelle plusieurs joueurs de l’industrie travaillent est de changer la façon dont nous évaluons les nouveaux médicaments à inclure dans la couverture de notre régime », dit Barbara Martinez, chef de service, Solutions d’avantages sociaux et avantages collectifs, Great-West. « Pendant plusieurs années, nous avons suivi ce que j’appelle une « approche Santé Canada », selon laquelle une fois qu’un médicament était homologué, il était automatiquement couvert par le régime. Désormais, si les nouveaux médicaments sont coûteux, nous ne les couvrons en général que si notre évaluation montre qu’ils représentent une option viable pour le régime et une solution thérapeutique raisonnable au problème de santé. »

Les tests de pharmacogénomique

Plus d’un an s’est écoulé depuis que les assureurs ont lancé des projets pilotes de tests de pharmacogénomique dans le domaine de la gestion des invalidités et en tant qu’élément standard de régimes d’assurance en santé, avec un accent mis sur les médicaments pour traiter les troubles de santé mentale (dépression et anxiété) et la douleur. Cliquer ici pour une mise à jour.

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