La méditation de pleine conscience et la thérapie virtuelle : des méthodes éprouvées contribuant au mieux-être mental.

Bonne nouvelle : les employeurs canadiens cherchent de plus en plus à favoriser la santé mentale en milieu de travail. Or, ils obtiendront les meilleurs résultats en adoptant une stratégie qui tient compte de tous les stades du continuum de la santé mentale, a expliqué Karen MacNeill, psychologue au centre de soins de santé Copeman, à l’occasion de la Conférence annuelle de TELUS Santé, tenue à Toronto en avril dernier.

Lorsqu’on pense aux conséquences de la maladie mentale en milieu de travail, on s’attarde généralement au « dernier » stade du continuum, puisqu’il est à l’origine d’un grand nombre de demandes de prestations d’invalidité de courte ou de longue durée. En outre, les congés d’invalidité imputables à la maladie mentale sont généralement les plus longs et les plus coûteux.

Il est par ailleurs important de souligner que 49 % des personnes souffrant de dépression ou d’anxiété ne demandent pas d’aide médicale et que jusqu’à deux tiers d’entre elles ne reçoivent pas le traitement approprié, malgré les programmes d’aide aux employés qui sont offerts aujourd’hui dans la majorité des milieux de travail. Les plus grands obstacles au traitement seraient la stigmatisation, le manque de temps et les longues listes d’attente pour les séances de thérapie. Ces personnes continuent donc de se présenter au travail, du moins au début. Or, on estime que les coûts du présentéisme sont jusqu’à trois fois plus élevés que ceux de l’absentéisme. En effet, en période de dépression ou d’anxiété, la productivité quotidienne d’un employé peut chuter de plus de 50 %.

Une stratégie efficace en matière de santé mentale doit donc prévoir des interventions liées aux trois stades du continuum de la santé mentale, soit :

  • des interventions primaires pour les membres du personnel qui se portent bien, comportant notamment un entraînement à la résilience, des programmes de pleine conscience et des formations sur la santé mentale;
  • des interventions secondaires pour ceux qui éprouvent des difficultés, par l’intermédiaire de dépistage chez les employés, de programmes de soutien entre pairs, de formations sur le leadership ainsi que d’encadrement et de formations sur la thérapie cognitivo-comportementale;
  • des interventions tertiaires pour les personnes incapables de travailler, misant en priorité sur les programmes d’aide, la gestion de l’invalidité de courte ou de longue durée et les plans de retour au travail.

Selon Mme MacNeill, l’entraînement à la résilience, la méditation de pleine conscience et la thérapie cognitivo-comportementale virtuelle ont été validées par des études cliniques; elles devraient donc être considérées comme des méthodes éprouvées, fondées sur des données probantes, qui contribuent à favoriser une bonne santé mentale.

Cliquez ici pour voir sa présentation intégrale, intitulée « Approaches to Tackling Mental Health in the Workplace » (Approches pour le mieux-être mental en milieu de travail), donnée à l’occasion de la conférence annuelle de TELUS Santé.

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