La Colombie-Britannique crée un précédent en imposant la substitution par des agents biosimilaires.

La Colombie-Britannique est devenue le premier payeur public à adopter une politique de substitution obligatoire qui devrait augmenter drastiquement l’utilisation d’agents biosimilaires dans la province.

Comme l’a annoncé le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Adrian Dix, le 27 mai dernier, les bénéficiaires du régime d’assurance-médicaments provincial qui prennent actuellement les produits biologiques d’origine Remicade, Enbrel et Lantus ont jusqu’au 25 novembre 2019 pour les remplacer par un produit biosimilaire. Après cette date, le régime PharmaCare ne remboursera plus ces médicaments d’origine (bien que des exceptions puissent être faites au cas par cas).

La province prévoit économiser environ 100 millions de dollars au cours des trois premières années, somme qu’elle consacrera au remboursement de nouveaux médicaments. Elle a déjà ajouté deux agents à sa liste : Jardiance (empagliflozine) pour le diabète et Taltz (ixékizumab) pour le rhumatisme psoriasique.

Les intervenants de ce secteur utilisent un certain nombre de termes pour décrire le fait de faire passer les patients traités par un produit biologique d’origine et dont l’état est stable à un produit biosimilaire. Les termes les plus courants sont « la substitution non médicale », « la substitution administrative » et « la politique de transition ». Pour les régimes publics, l’approche probable de la substitution non médicale serait de radier de la liste le médicament biologique d’origine et de ne laisser que des biosimilaires sur leur liste de médicaments, comme le fait la Colombie-Britannique.

« La Colombie-Britannique suit l’exemple de certains gouvernements en Europe et ailleurs dans le monde, a indiqué Mark Jackson, pharmacien-conseil chez TELUS Santé. Je m’attends à ce que d’autres provinces lui emboîtent le pas. »

Ce changement incitera peut-être aussi les régimes privés d’assurance-médicaments à se doter d’une politique de substitution. « Les demandeurs qui étaient auparavant admissibles en vertu du régime public d’assurance-médicaments pourraient se tourner vers leurs régimes privés. Les preneurs de régime devront alors décider s’ils assumeront le coût additionnel lié au maintien du produit biologique d’origine ou s’ils adopteront leur propre politique de substitution », a précisé M. Jackson.

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